Table des matières
- Pourquoi les chansons de Noël sont-elles importantes ?
- Dès qu’on entend de la musique de Noël…
- En bref
Joie dans le monde, le Seigneur est venu
Que la terre accueille son Roi
Que chaque cœur lui prépare une place
Et que le ciel et la nature chantent…
À l’approche de Noël, nous ne sommes plus qu’à quelques jours de célébrer le Messie qui a sauvé l’humanité en prenant sur lui tous ses péchés ; par sa crucifixion puis sa résurrection, il a véritablement guidé l’homme sur le chemin du salut et de la vie éternelle. Au-delà des traditions et des rituels ancestraux, la musique de Noël a elle aussi traversé les âges : dès que ses paroles résonnent à vos oreilles, elles vous transportent dans un univers de joie infinie et de nostalgie, où le monde échappe enfin à cette course sans fin et où la paix règne partout. La musique de Noël fait partie de ces éléments qui éveillent l’esprit des fêtes et vous rappellent qu’il est temps d’oublier les épreuves inévitables de la vie pour prendre pleinement part à ce grand carnaval de joie.
Cependant, selon la science, la musique de Noël peut faire des ravages sur votre santé mentale et physique pendant les fêtes, surtout si vous y êtes constamment exposé durant plusieurs semaines. Les psychologues partagent également ce constat et étayent leurs affirmations par diverses explications neuropsychologiques, qui établissent un lien scientifique solide entre l’écoute de musique de Noël et les réactions immédiates de l’esprit et du corps.

Pourquoi les chants de Noël sont-ils importants ?
Autrefois, lorsque le monde ne bénéficiait pas encore de la presse et de moyens similaires, les gens dépendaient uniquement de la tradition orale pour communiquer. Tout ce qu’ils apprenaient et tout ce qu’on leur enseignait se transmettait aux générations suivantes par la parole, et les chants de Noël ne faisaient pas exception. L’Église était au cœur de cette tradition et affirmait que répéter ces chants revenait à penser au Tout-Puissant et à lui témoigner sa gratitude. D’un point de vue scientifique, la musique vise, quelles que soient les circonstances, à éveiller dans le cœur humain certaines émotions auxquelles chacun peut s’identifier, mais qui restent difficiles à expliquer. La musique de Noël, en particulier, ne se contente pas de louer le Seigneur et de raconter diverses histoires célébrant le Christ : elle regorge souvent de tintements de clochettes, de chœurs joyeux et de nombreux autres éléments propres à cette fête qui, une fois réunis, lui confèrent un caractère unique. Cependant, comme tous ces chants suivent le même schéma et laissent peu de place à la diversité, ils peuvent parfois surcharger l’esprit et l’empêcher de penser naturellement, de se concentrer et d’être productif.
On peut comparer ce scénario à celui où l’on ressent « trop de bonheur » : tous les sens commencent à s’engourdir, et la seule émotion qui subsiste est une joie diffuse, trop subtile pour avoir un effet positif sur l’esprit ou le corps. Imaginez maintenant que cette situation se prolonge pendant plusieurs semaines : elle devient alors plus éprouvante pour les personnes qui travaillent dans un environnement où la musique de Noël passe toute la journée à un volume élevé, sans aucun moyen d’y échapper.

Dès que nous entendons de la musique de Noël…
Comme pour la plupart des musiques, notre réaction aux chants de Noël dépend en partie des associations qu’ils évoquent et en partie de l’ambiance dans laquelle nous les écoutons. Pour presque chacun d’entre nous, le lien entre les chants de Noël et nos émotions remonte à l’enfance, à une époque où la vie était bien plus simple et où nos seules préoccupations étaient de décorer le sapin en famille, d’orner la maison de guirlandes lumineuses, de préparer de délicieux plats, puis de nous jeter avec enthousiasme sur les cadeaux. Dès que ces souvenirs s’éveillent dans notre esprit, notre corps se met à produire différentes hormones, dont la dopamine, qui est aussi un neurotransmetteur — autrement dit, un catalyseur qui contribue à notre bien-être. Mais ce tableau a toujours un revers : des émotions négatives peuvent surgir, principalement parce que notre esprit comme notre corps savent que le passé ne peut être revécu, mais aussi parce que ces souvenirs ravivent certains épisodes douloureux de notre enfance que nous aurions préféré ne jamais connaître.
Nous n’avons pas tous eu une enfance heureuse : certains ont connu la noirceur dès leur plus jeune âge, tandis que d’autres ont dû subir des violences incessantes. Selon la Dre Rhonda Freeman, la musique exerce une influence essentielle sur l’amygdale, principale source à l’origine de nombreuses réactions et émotions, plus ou moins équilibrées selon la situation. Ainsi, lorsque vous entendez de la musique de Noël pour la première fois de l’année, votre corps peut commencer à vous envoyer des signaux relevant précisément du « système de récompense » et étroitement liés à des associations. Toutefois, selon leur intensité, l’esprit peut chercher à s’adapter. Néanmoins, lorsque les mêmes morceaux se répètent pendant des jours, cela peut devenir éprouvant, tant mentalement que physiquement. Certaines personnes — surtout celles qui y associent des souvenirs négatifs — préfèrent s’enfermer chez elles pendant la majeure partie du mois des fêtes, tandis que d’autres l’acceptent tout simplement.
En bref
Si l’on en croit les affirmations du Dr Freeman, il apparaît clairement que la réaction du corps et de l’esprit dépend de ce que chacun a vécu pendant son enfance. Même si certains d’entre nous pensent que les épreuves traversées à l’âge adulte marquent plus profondément notre vie et sont extrêmement difficiles à surmonter, c’est pourtant l’enfance qui compte. Les événements ayant suscité des réactions positives ou négatives nous accompagnent toute notre vie et, dès que nous percevons quelque chose de similaire ou trouvons un fil conducteur, comme la musique de Noël, notre premier réflexe est de remonter le temps, d’y puiser des références et de les relier au présent. Ces événements deviennent inévitablement partie intégrante de nos souvenirs, car notre cortex préfrontal est encore en plein développement pendant l’enfance et nous avons tendance à nous réfugier dans les émotions et la mémoire plus que dans toute autre chose.


